Un article, mais également quelques tentatives d'explication, à propos du livre et du contexte.
On s’interroge, on se questionne.
C’est le propre du polar dans le sens qu’il base son travail et ses thèmes sur la tentative de restitution, la plupart du temps, ou de portraitisation de la société telle qu’elle est, ou telle qu’elle serait perçue, vécue, ressentie, parfois même et surtout subie.
Je me suis un peu interrogé lorsque je travaillais sur ce livre. Et même si je souhaitais ne pas faire ce qui avait été approché dans les précédents (Hollywood-Plomodiern et Fioul), le modèle du road trip m’est toutefois revenu quasi naturellement, ou du moins avec une forme d’évidence. Peut-être parce que moi-même je suis devenu une sorte de déraciné du fait d’une arrivée impromptue en ville un jour, également lié au fait que j’y sois, comme tant d’autres, resté ensuite.
Forcément, je ne viens pas d’un monde lointain, à moins que le bout du monde soit celui qui se nomme, si justement, Penn ar Bed (Finistère) ou petite mer (Morbihan).
Mais la Bretagne, si elle est terre (ciel et terre ?), est surtout et avant tout langue, humanité et multiplicité : villes, canaux, campagnes, bourgs, cantons, mer, ports, îles, et je crois que c’est un peu tout ça que j’ai essayé d’embrasser dans ce livre, et ce à quoi, d’une façon évidemment détournée, propre à la fiction, nous sommes toutes et tous socialement confrontés chaque jour (un peu plus que jamais).
Tour mort, mon dernier polar, a fait l'objet d'un très bel article du journaliste Jean Noël Levavasseur dans la page et rubrique Livres d'Ouest-France Dimanche. ❤️
On ne sait jamais si un livre est réussi et ça serait faux et très incommodant de le dire (surtout soi-même), mais si ce livre a pu, comme le dit l'article à la fin, distiller un peu de bonheur, j'en suis très heureux.
#GoaterNoir #polar